mardi 25 novembre 2008

L’inéluctable légitimité, par Fred Vargas

Par Fred Vargas

« Non, ce qui advient au PS n’a rien d’exceptionnel ou de « pathétique », comme on peut le lire ici et là.

Certes, la lutte pour l’élection de la première secrétaire est cette fois singulièrement rude. Mais les processus de désignation des dirigeants, et les combats internes qui les accompagnent, ont tout de même trente mille ans d’existence. C’est dire si l’on a du recul pour les examiner. Et donc pour savoir que, si de multiples facteurs diffèrent lors de ce processus (par exemple le mode de sélection), il existe en revanche un élément invariant, indépendant du temps ou de l’espace, et c’est la légitimité de la désignation. Que cette légitimité soit fondée sur une épreuve physique, ou le droit du sang, ou le rang d’aîné, ou, dans nos sociétés démocratiques, sur le vote, elle est violemment ressentie comme incontournable. Qu’il s’agisse de choisir le président d’une petite association locale ou de reconnaître l’héritier du trône d’Angleterre au XIe siècle. Hors cette légitimité, dominent les sentiments d’usurpation, d’injustice, de spoliation, de manquement à l’honneur, tous motifs négatifs qui rendent introuvable, et durablement, un quelconque apaisement. Sans l’octroi de la légitimité, les tourments des combats antérieurs ne peuvent ni se clore, ni s’effacer. Le groupe n’a pas alors d’autre issue que de se fracturer, portant l’affrontement au paroxysme, parfois inoubliable.

On a entendu dire qu’il fallait « faire taire les rancœurs », être « raisonnables », en bref s’en tenir là. Conseils lénifiants qui vont en vérité à l’encontre du bon sens, tant il est vrai que la raison, dans cette situation sans vainqueur admissible, est bien dans la recherche obstinée de la légitimité, coûte que coûte. On a entendu dire aussi qu’il y avait des mauvais perdants. Mais il n’existe de mauvais perdants que s’il existe de mauvais vainqueurs. Et la légitimité est le seul cicatrisant des blessures des combats, et le seul garant de pacification. Ce n’est pas une opinion, ce n’est pas même une démonstration, c’est la simple observation d’une régulation ancestrale, millénaire, à laquelle les groupes humains n’ont jamais dérogé.

Trois options s’offrent au PS : avaliser un vote contesté, recompter les voix, appeler à un nouveau vote. Les deux premières sont, de manière certaine, des écueils impassables. Car ce n’est pas sur le souvenir des conflits que se brisera le parti, mais sur -et seulement sur- un sentiment d’usurpation, qui n’a jamais la faculté de se muer en souvenir. Ne reste donc qu’une seule voie : un nouveau vote pour satisfaire l’impérieuse nécessité de la légitimité. »

dimanche 23 novembre 2008

Quelque chose s'est levé dans le 19e!

Cher-e-s Ami-e-s, Cher-e-s Camarades,

Vous avez été plus de 32.2% à porter vos voix sur ma candidature au poste de secrétaire de section !
Pour la première fois dans l’histoire de la section Jean Jaurès, un mouvement ne s’appuyant sur aucun courant historique du Parti et proposant le vrai changement, a réuni plus d’un tiers des suffrages !

Au nom de toute l’équipe de la motion « L’espoir à gauche, Fier-e-s d’être socialistes », je voulais vous remercier, très sincèrement et chaleureusement, pour votre mobilisation, votre confiance et votre ferme volonté de soutenir les valeurs et objectifs que nous défendons : ouvrir la section, respecter le vote des militants, mener la démocratie jusqu’au bout et renouveler les pratiques.

Nous représentons désormais une véritable force alternative de propositions, instillons une nouvelle couleur dans la section, une nouvelle gamme d’espoir et de renouvellement que nous nous attacherons à toujours défendre et promouvoir, sans compromis, sans relâche.

Loin de nous tout orgueil, ce beau résultat nous donne, au contraire, une responsabilité lourde et intransigeante : celle de proposer, de construire, avec Nicolas et toute l’équipe, une section qui donne à vivre un socialisme rénové dans le 19e, un socialisme fraternel, un socialisme en pleine connexion avec notre bel arrondissement, riche de ses couleurs, de ses arômes, de ses habitants, un socialisme qui appelle la France métissée à venir participer au débat et nourrir nos idées, à bousculer nos dogmes…

Je tiens enfin à féliciter Nicolas pour cette belle victoire et l’assure, encore une fois, de notre volonté de contribuer, avec l’ensemble des camarades de la motion E, à la rénovation de la section et au combat socialiste pour le 19e et contre la droite.

Pour autant la bataille pour la rénovation n’est pas terminée !
On ne rénovera pas le Parti avec une coalition hétéroclite, fatalement dominée par la vieille garde.

Autour de Ségolène Royal, c’est une équipe renouvelée et expérimentée, qui est prête à s’ouvrir et à travailler avec toutes les sensibilités.
C’est une dirigeante qui n’a pas peur de se battre, qui n’est pas enfermée dans le « politiquement correct », qui sait oser des idées neuves parce que c’est avec un socialisme du 21e siècle que nous regagnerons la confiance des Français et battrons Sarkozy !

Soutenir Ségolène Royal et son équipe, c'est porter la rénovation du Parti socialiste et la victoire demain !


Amitiés socialistes

Benoît Etienne



mardi 18 novembre 2008

Message d'une militante du 19e : DE L'AIR!!

Cher-e-s Camarades,

Pour vous donner quelques éléments de contexte sur les méthodes et les
tours de passe passe à l'ancienne au Parti socialiste.

Je viens d'apprendre qu'à Paris, le candidat au poste de Premier fédéral, soutenant la motion D de Martine Aubry vient de retirer sa candidature au profit de... devinez... au profit du candidat de la motion A de Delanoë.

Et ceci, juste au moment où Bertrand se met à soutenir Martine. Etonnant non?

La nuit a dû lui porter conseil à Bertrand. Il ne voulait pas en rajouter dans la guerre des chefs au niveau national, mais quand il s'agit de défendre la bastille parisienne... on sort les baguettes magiques !

De l'air, de l'air!
On a vraiment besoin d'air pour arriver enfin à aérer
ce parti sclérosé. Et il n’y a que l’équipe de Ségolène Royal qui avance des propositions concrètes de changement. Je peux vous dire qu’à notre réunion, ce soir, nous étions trois fois plus nombreux qu’il y a une semaine. La dynamique s’amplifie, mais chaque voix comptera.

Si vous êtes adhérent du PS, allez voter jeudi (et réservez aussi vendredi).

Si vous l’avez été récemment, vous pouvez vous présenter jeudi, vous mettre à jour de votre cotisation, et voter.

Si vous connaissez des adhérents PS, convainquez les d’aller voter.

Je ne voudrais pas faire de catastrophisme.

Mais sans un PS solidement rénové, attractif, dans lequel les gens se reconnaitront et qui saura porter leurs espoirs d’amélioration de leur vie quotidienne nous risquons d’ouvrir la porte au premier populiste venu.

Ségolène a fait revenir au vote des milliers de gens qui avaient abandonné ou même jamais découvert le poids et la force d’un bulletin de vote, et ce, principalement dans les quartiers populaires. Et je me suis rappelé avec grande émotion comment dimanche après dimanche, sur le marché du 19e arrondissement, des chômistes, des femmes seules, des personnes âgées, des jeunes black/beur, des mamans kabyles, tous les représentants des «petites gens» de nos quartiers amochés par la désespérance des difficultés à vivre dignement… Je me suis rappelé comment ils venaient vers nous et nous interpelaient avec bonheur : oui , on va voter et on va voter pour elle.
Parce qu’elle a l’air de nous écouter et de nous comprendre. Parce que quand elle parle, on la comprend et quand elle parle, elle parle souvent de nous.

C’est pas mon genre d’utiliser cette rhétorique « militante », mais là je me lâche : camarades, quand vous aurez senti l’émotion vous prendre en voyant les gens pour lesquels nous avons dédié notre engagement militant embrasser sous vos yeux le tract que vous leur tendez, quand vous aurez senti cette émotion, vous serez fiers d’être socialistes.

La semaine va être longue mais je la souhaite belle et bonne à tous.

Corinne

GRANDE RENCONTRE AUTOUR DE SEGOLENE ROYAL ET DE SON EQUIPE : POUR LE CHANGEMENT!

Cher-e-s ami-e-s, Cher-e-s camarades,

Nous avons le plaisir de vous convier à une grande rencontre avec Ségolène Royal et son équipe : Vincent Peillon, Julien Dray, Manuel Valls, Delphine Batho, Aurélie Filippetti, Jean-Louis Bianco, David Assouline, Dominique Bertinotti, etc.

Elle aura lieu :

le mercredi 19 novembre
à partir de 19 h 30
au Gymnase Japy

2, rue Japy
75011 Paris
M°Charonne
Bus : 56, 76


Venez très nombreux, et avec tous vos amis, à la veille du jour qui doit changer le Parti socialiste !

Amitiés socialistes,

L'équipe de Ségolène Royal

lundi 3 novembre 2008



Lettre aux militants

Chers toutes et tous,

On voudrait nous faire croire que le vote que nous allons faire jeudi est anodin, comme si les élections américaines devaient absorber tous les regards.
Mais non ! Ce vote est très important, historique même, et vous avez une responsabilité essentielle. N’oublions jamais que dans de nombreux pays des hommes et des femmes risquent leur vie pour créer des partis libres. Nous qui avons la chance de pouvoir agir, faisons-le, et je vous appelle à participer très nombreux à ce vote.

Car même si les Français ne comprennent pas toujours nos procédures, ce vote du Congrès va dire ce que l’avenir de la gauche sera.

Oui ou non, voulons-nous écrire une nouvelle page de notre histoire, vibrante et populaire ?

Oui ou non, notre parti va-t-il enfin bouger ?

Oui ou non, la nouvelle génération que nous poussons en avant va-t-elle pouvoir prendre ses responsabilités ?

Oui ou non, le peuple que j’ai vu tellement présent et attentif au cours de ces derniers mois, va-t-il venir vers nous parce que nous saurons lui redonner de l'espoir ?

L'histoire nous enseigne que les civilisations sont mortelles. Pourquoi en serait-il autrement pour un parti ? Comme l'ont dit les femmes salariées de la Camif, les ouvriers de Ford et bien d’autres : « Le PS peut disparaître s'il s'éloigne du peuple. »

Même si ces mots nous secouent, il faut les entendre. Alors secouons-nous. Ne retournons pas à la case départ. Choisissons l’avenir. Donnons-nous un temps d’avance.

Nous n’avons pas le droit d’être faibles ou de disparaître au moment où la France a besoin de nous. N’oublions jamais la confiance que dix-sept millions de Français ont placée en nous, et pensons aussi à toutes celles et ceux cruellement déçus par une droite dont l’insolence le dispute à l’incompétence.

Aujourd’hui l’Amérique métissée assume son histoire. Et nous? Pourquoi renoncer à tendre la main à la France métissée qui a tant cru en nous et ne demande qu’à revenir vers nous ? N’y renonçons pas. Nous le ferons.

Imaginons que les Français, grâce à nous, se ré-intéressent à la politique.

Imaginons qu’on leur donne, nous socialistes, les clefs pour comprendre le monde et donc peser sur les choix de société.

Imaginons que nous apportions au mouvement social notre énergie pour inverser les rapports de force entre le capital et le travail.

Imaginons un parti dans lequel le coût de l’adhésion, désormais très modique, permettrait à la jeunesse, aux employés, aux ouvriers, aux petits retraités, de venir nous rejoindre.

Il faut oser un parti tellement uni et où les militants sont tellement respectés que lorsqu’ils désignent un ou une candidate, tous les autres font campagne pour la victoire. C’est possible, comme viennent de le montrer les forces qui se sont rangées autour de Barack Obama.

Il faut oser tout transformer pour mieux atteindre notre objectif. Quel est cet objectif ? Humaniser le monde. Agir pour que les valeurs humaines s’imposent toujours sur le cynisme financier. Un bout de changement ne suffira pas. Les tumultes actuels le prouvent.

Deux millions d’Italiens se sont levés contre Silvio Berlusconi et sa politique de destruction de l’éducation publique et laïque.

Je vous assure que nous sommes capables d’en faire autant. A condition de le vouloir.

Jeudi 6 novembre, vous pouvez le faire : votez pour une transformation radicale, sereine et utile.

Cette transformation que la droite redoute. Mais une transformation que les Français, notamment ceux qui souffrent, attendent de nous, parfois désespérément.

Oui, nous le voulons ! Oui, nous le pouvons ! En avant !



Fidèlement,

Amitiés socialistes,