vendredi 18 avril 2008

FAIRE GAGNER LA GAUCHE

Cher-e-s ami-e-s, cher-e-s camarades,

Je voudrais d’abord saluer la victoire historique, au soir du 1er tour des élections municipales de la liste conduite par Roger MADEC.
Bien sûr, je me réjouis plus largement des résultats enregistrés par la Gauche.
Je garde cependant à l’esprit, qu’aussi belles, qu’aussi grandes soient-elles, les victoires électorales ne valent pas adhésion à nos valeurs, à notre projet.

La mobilité est la marque de notre temps. Pour le meilleur et pour le pire.
Ce monde du mouvement perpétuel, génère un dynamisme économique et une créativité humaine jamais égalés jusqu’alors.
Il exacerbe, dans le même temps, l’obsession du rendement immédiat.
Il reste aveugle aux désordres sociaux, économiques, environnementaux et humains qu’il provoque.
Dans ce monde multipolaire, dont l’accélération est permanente, les Français sont désemparés. Les Français ont peur.
Ils ont peur de l’avenir, eux qui vivent, l’exclusion pour les plus démunis, la précarité pour ceux qui sont en sursis, l’angoisse du descenseur social pour les classes moyennes.
Les doutes, les inquiétudes, les rancœurs et les exaspérations imprègnent et rongent l’ensemble du corps social.
Ce corps social dont la mobilité atomise, simultanément, la structuration et les aspirations individuelles.

Nos réponses, pourtant, n’arrivent pas à fédérer autour d’elles une majorité de Français.
Trop souvent, le discours programmatique de la Gauche, est perçu comme une accumulation de mesures techniques, certes généreuses, mais sans cohérence ni véritable sens.

Or la gauche ne sera entendue des Français que si elle enchante à nouveau son discours.
Il nous faut affirmer, avec force, les principes qui nous animent et les valeurs qui nous réunissent.
Il nous faut dessiner des perspectives claires.
Il nous faut, enfin, offrir une vision politique du monde qui est le nôtre.
Nos messages se doivent d’être simples, percutants, s’appuyant sur le vécu de nos concitoyens.
Ils doivent donner chair et sens au projet socialiste.

Ce travail, d’écoute et de reformulation des aspirations réelles des Français, a été amorcé il y a plus d’un an par la candidate de notre parti à l’élection présidentielle suscitant l’émergence d’un véritable espoir.
Ce travail, il nous faut, tous ensemble, le poursuivre, l’approfondir et l’enrichir de nos diversités.
Nous ne susciterons l’adhésion, l’enthousiasme des Français à notre projet que si nous sommes capables de nous transformer sur la base des valeurs bâties autour du Pacte présidentiel et des voies tracées par les forums de la rénovation.

Cher-e-s ami-e-s, cher-e-s camarades, n’ayons pas peur, écoutons vivre le monde.
C’est l’essence et la grandeur des Socialistes, fidèles en cela à l’héritage des Lumières.
Osons. Ouvrons les fenêtres, changeons nos pratiques et soyons collectivement utiles à notre Parti pour demain être utiles à notre Pays.
Phillippe Soulay (militant du 19e)

1 commentaires:

Anonyme a dit…

BONJOUR, Madame Royal,
Très heureuse d'être encore une fois dans votre présence, à la Bellevilloise dernièrement. Vous êtes une femme courageuse et on a besoin de vous pour nous sortir de ce "mascarade" gouvernamental actuel. Merci pour l'opportunité que vous donnez à tout le monde de pouvoir d'exprimer. Je n'ai pu car, il y avait beaucoup de monde, mais je voulais vous dire qu'il faudrait sans doute oeuvrer pour qu'il y ait moins de division au sein du PARTI, pour qu'il puisse avoir une cohérence d'idée puisque L'UNION FAIT LA FORCE et trop de division ne fait qu'affaiblir le PARTI et lui apporter moins de crédibilité aux yeux qui ont encore besoin de certitude, car ils sont dans le doute... Deuxièmement, le milieu enseignants avec vous ce serait formidable. Un domaine à tenir en compte serieusement.
Merci beaucoup d'être vous et bonne chance. Dieu est avec vous.

Philomène